«
Le mépris de la gravité est une loi chez Citizen
K. C’est la moindre des courtoisies en ces temps où tout semble pesant. Et
pour cette saison des amours – il est bon de le rappeler, notre spécialité sera
plus que jamais le superflu. The show
goes on, donc. Aucune mauvaise nouvelle à la une. Et quiconque nous
accusera de faire l’autruche se transformera en sac. Pas de peau… »
Kappauf
Le magazine de mode Citizen K rend hommage au film Citizen
Kane. Réalisé par Orson Welles en 1941, c’est un film dramatique
américain qui fût considéré par l’American Film Institute comme le meilleur
film de tous les temps et particulièrement vanté pour ses innovations
cinématographiques, musicales et narratives.
Kappauf,
créateur et animateur de Citizen K, a
grandi en Afrique coloniale, dans le sillage d’un père militaire - d’ascendance
allemande - et d’une mère - aux racines syriennes. De la naissance à Madagascar
jusqu’à Djibouti, Kappauf (prénom
Gérard, que personne ne prononce) a pour frère Alain, le créateur
des séries télé Caméra Café et Kaamelott.
Kappauf
a été éduqué au sein de missions catholiques et il atterri à
16 ans, en France. Il étudiera au San
Francisco Art Institute et à la
Sorbonne, puis en tant que maquilleur professionnel.
C’est
dans le milieu de la nuit que Kappauf a commencé à construire ses armes relationnelles
et professionnelles afin de bâtir son magazine de qualité. Ce qui est certain, c’est que de ses étrangetés fondatrices
(l’Afrique et lui-même), Kappauf revendique l'efficacité de ses armes : «En
étant cette créature qui attire les foudres, je protège le magazine comme un
paratonnerre; même si on fonctionne grâce à la pub, nous conservons notre
indépendance éditoriale.»
Citizen K international est un magazine de mode français
fondé par Kappauf en 1992.
Traitant de la mode, des tendances
et des styles de vie, Citizen K s'est
imposé comme le magazine de référence
dans l'univers de la presse haut de
gamme. Non seulement parce qu'il fait partie des leaders en matière de
diffusion, mais aussi parce que son contenu rédactionnel et visuel le
classe à part.
Citizen
K élargit en effet
la palette des sujets traités au-delà de la mode stricto sensu. Il s'intéresse
aussi bien à la littérature, aux voyages, au cinéma, au design, à la
gastronomie qu’aux arts... Citizen K
privilégie pour tous ces thèmes une approche pop et décomplexée, sans révérence ni préjugée. Ce magazine fait valoir le luxe
comme un art de vivre aux multiples
aspects ; accessible à tous
ceux qui éprouvent un intérêt pour le sujet et pas seulement aux fashion
victims.
Citizen
K, Ce trimestriel féminin rutilant, a
bousculé les habitudes de son secteur de presse avec un marketing extrêmement
innovant. Chacun de ses numéros constitue en effet un volume de plus de 360 pages, avec une qualité d'impression
digne de l’édition des beaux livres. Cette véritable bible de la mode est pourtant offerte au prix de 1 euro, le
tarif d'un simple quotidien et ce, grâce à l’omniprésence de la publicité.
Sources
principales : Libération et Citizen K
Roxane.C

