jeudi 16 février 2012

Revue luxueuse sur la mode


« Le mépris de la gravité est une loi chez Citizen K. C’est la moindre des courtoisies en ces temps où tout semble pesant. Et pour cette saison des amours – il est bon de le rappeler, notre spécialité sera plus que jamais le superflu. The show goes on, donc. Aucune mauvaise nouvelle à la une. Et quiconque nous accusera de faire l’autruche se transformera en sac. Pas de peau… » Kappauf



Le magazine de mode Citizen K rend hommage au film Citizen Kane. Réalisé par Orson Welles en 1941, c’est un film dramatique américain qui fût considéré par l’American Film Institute comme le meilleur film de tous les temps et particulièrement vanté pour ses innovations cinématographiques, musicales et narratives.


Kappauf, créateur et animateur de Citizen K, a grandi en Afrique coloniale, dans le sillage d’un père militaire - d’ascendance allemande - et d’une mère - aux racines syriennes. De la naissance à Madagascar jusqu’à Djibouti, Kappauf (prénom Gérard, que personne ne prononce) a pour frère Alain, le créateur des séries télé Caméra Café et Kaamelott.
Kappauf a été éduqué au sein de missions catholiques et il atterri à 16 ans, en France.  Il étudiera au San Francisco Art Institute et à la Sorbonne, puis en tant que maquilleur professionnel.
C’est dans le milieu de la nuit que Kappauf a commencé à construire ses armes relationnelles et professionnelles afin de bâtir son magazine de qualité. Ce qui est certain, c’est que de ses étrangetés fondatrices (l’Afrique et lui-même), Kappauf revendique l'efficacité de ses armes : «En étant cette créature qui attire les foudres, je protège le magazine comme un paratonnerre; même si on fonctionne grâce à la pub, nous conservons notre indépendance éditoriale.»


Citizen K international est un magazine de mode français fondé par Kappauf en 1992.
Traitant de la mode, des tendances et des styles de vie, Citizen K s'est imposé comme le magazine de référence dans l'univers de la presse haut de gamme. Non seulement parce qu'il fait partie des leaders en matière de diffusion, mais aussi parce que son contenu rédactionnel et visuel le classe à part.

Citizen K élargit en effet la palette des sujets traités au-delà de la mode stricto sensu. Il s'intéresse aussi bien à la littérature, aux voyages, au cinéma, au design, à la gastronomie qu’aux arts... Citizen K privilégie pour tous ces thèmes une approche pop et décomplexée, sans révérence ni préjugée. Ce magazine fait valoir le luxe comme un art de vivre aux multiples aspects ; accessible à tous ceux qui éprouvent un intérêt pour le sujet et pas seulement aux fashion victims.


Citizen K, Ce trimestriel féminin rutilant, a bousculé les habitudes de son secteur de presse avec un marketing extrêmement innovant. Chacun de ses numéros constitue en effet un volume de plus de 360 pages, avec une qualité d'impression digne de l’édition des beaux livres. Cette véritable bible de la mode est pourtant offerte au prix de 1 euro, le tarif d'un simple quotidien et ce, grâce à l’omniprésence de la publicité.



Sources principales : Libération et Citizen K

Roxane.C